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Sidi Bel Abbès : Affif Mohamed, l’un des derniers survivants de Mai 1945

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le 05.12.17 | 12h00 Réagissez

Il est l’un des principaux artisans des événements du 8 Mai 1945 et presque l’un des derniers militants de la cause nationale encore en vie à Sidi Bel Abbès. Affif Mohamed, âgé aujourd’hui de 100 ans et 7 mois, embastillé à Mers El Kebir (Oran) et condamné à mort, se rappelle encore, malgré le poids des ans, de ses frères de combat.

C’est à l’occasion d’une visite conviviale, initiée avant-hier par le groupe Bessma.net, au domicile de M. Affif, qu’une rétrospective des luttes nationalistes a été faite en présence des membres de sa famille, dont son fils cadet, Nacer, architecte de profession. «C’est dans la continuité du travail de mémoire que mène Bessma.net qu’on a décidé de rendre un hommage citoyen à l’un des principaux animateurs du mouvement nationaliste dans la région», explique M. Kadiri, membre de Bessma.net.

Celle-ci a tenu, à cette occasion, à rappeler les événements qui eurent lieu à Sidi Bel Abbès en ce mois de mai 1945 et l’imposante manifestation populaire qui a drainé plus de 4000 personnes, selon un rapport officiel de l’autorité coloniale. Une manifestation qui a entraîné une réaction énergique des occupants, qui ont procédé à l’arrestation de dizaines de militants, dont certains sont morts pour la patrie quelques années après, durant la guerre de Libération.

A titre indicatif, parmi les militants du 8 Mai 1945 arrêtés et jugés à Oran, l’on peut citer les regrettés Attar Bel Abbès, Taleb Mustapha, Djellas Boumedienne, Guellaï Abdelaziz, Benghazi Cheikh, Taleb Hamida, Djellil Houcine, Amir Med,  Chikhi Med, Aïnat-Tabet Mustapha, Belhadj Abdelkader, Kadi Saïd, Othmane Tani Abdelkader et, bien sûr, Affif Mohamed.

Selon l’ouvrage de Redouane Ainad Tabet, la population de Sidi Bel Abbès s’était distinguée le 8 Mai 1945 par sa participation relativement massive aux manifestations dans l’une des villes à forte présence coloniale. Une participation qui avait, à l’époque, surpris les services des renseignements généraux.

«Dans un rapport confidentiel chiffré, il a été fait état d’un cortège comprenant 4000 musulmans environ, suivi de 600 mauresques, qui défilèrent dans les principales artères de la ville de Sidi Bel Abbès», précise-t-il. Selon des historiens de la région, les événements du 8 Mai 1945 ont été marqués par l’incarcération d’une pléiade de militants nationalistes à la prison de Mers El Kébir, dont le professeur Djellil Houcine, qui nous a quittés le 13 janvier 2011. Djellil Houcine, premier pneumo-phtisiologue de l’Algérie indépendante, né à la rue de Bretagne au quartier Mon Plaisir de Sidi Bel Abbès s’est éteint à l’âge de 83 ans.                 

Abdelkrim Mammeri
 
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