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Plus de 40 millions de dinars de pertes à Skikda

Un sérieux coup pour la filière du liège

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le 03.10.17 | 12h00 Réagissez

Dans la wilaya de Skikda, les conséquences économiques de ces sinistres restent diverses et touchent aussi bien le domaine forestier que les cultures vivrières.

Selon Farid Bencedrine, conservateur des forêts de la wilaya, la superficie totale touchée par ces incendies est estimée à 7 428 ha, dont 350 ha de pin maritime et 2 797 ha de chêne-liège. Cette dernière richesse, et en dépit de ses capacités régénératrices, aura certainement à souffrir d’une certaine fragilité qui risque d’amoindrir ses capacités de production pour les trois années à venir et induire ainsi un manque à gagner assez conséquent. Les récoltes, qui auront à se faire sur les périmètres touchés par les incendies, n’apporteront aucune prévalue. «Le prix moyen du quintal de liège sain est de 8000 DA le quintal, alors que le prix du quintal de liège flambé ne dépasse pas les 1200 DA.

Ce dernier est souvent destiné au broyage», précise M. Bencedrine. Pour rappel, et rien que pour la période allant du 1er juin au 31 juillet, les pertes occasionnées par les 187 feux de forêt enregistrées dans la wilaya de Skikda sont estimées à près de 40 millions de dinars, représentant les évaluations faites par la cellule de suivi de la wilaya en vue de dédommager les 495 sinistrés recensés.

Ces pertes, tout comme le nombre de sinistrés, sont également appelés à être revus à la hausse, voire à doubler, lorsqu’on aura à comptabiliser les dégâts occasionnés au cours du mois d’août, qui a été le plus brûlant de la saison. Pour revenir aux conséquences sur les premiers 495 sinistrés, on retiendra surtout la perte de 19 350 oliviers, 7 422 arbres fruitiers, 909 ruches pleines et 8 300 volatiles.

Des dégâts qui auront des conséquences directes sur les revenus des dizaines de familles, basés sur les cultures vivrières. Selon des sources locales, les pertes, estimées en termes de production, de ces sinistres s’élèvent à 21 millions de dinars, un taux qui, lui aussi, sera revu à la hausse lorsqu’on aura à s’intéresser aux sinistres occasionnés durant les incendies répétitifs du mois d’août.

Ces mêmes sources ajoutent que l’une des zones les plus touchées par ces pertes reste Aïn Sedma, commune de Kenouaâ, dans le grand massif de Collo. Selon le P/APC, l’incendie qui a concerné cette région était des plus impressionnants «On a même eu peur pour nos vies. Ici, les habitants des hameaux de Aïn Sedma, de Zmamria et de Lehfer ont vraiment tout perdu. Des centaines de cerisiers, de châtaigniers et de noyers, qui représentaient de véritables moyens de vie pour ces habitants, ont été carrément calcinés».  

K. Ouhab
 
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