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Sétif : La double voie ferrée Sétif-El Gourzi prend un coup de vieux

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le 24.12.17 | 12h00 Réagissez

Lancé en 2006, le fameux projet de doublement de la voie ferrée Sétif-El Gourzi (Constantine) sur une distance de 118 km fait du surplace 12 ans après.

Les assurances de l’ex-ministre des Transports, Boudjemaâ Talai, lors de sa visite à Sétif le 7 septembre 2015, sont restées lettre morte. D’un coût (réévalué) de 25 milliards de dinars, le projet n’est pas achevé. Mieux encore, les travaux observent depuis un certain moment un «temps mort». La nouvelle «embûche» n’arrange pas les affaires de l’opération, qui risque de tomber une nouvelle fois dans les méandres de la «réévaluation».

A la charge de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif), l’opération, qui traîne, n’offusque apparemment personne. Soulignons que le projet de la double voie et de modernisation des installations du tronçon précité a été inscrit pour le développement et l’amélioration des conditions d’exploitation du chemin de fer, l’augmentation de la vitesse des trains, ainsi que la diminution du temps de voyage sur l’axe Constantine-Alger.

Malheureusement, la finalisation dudit projet, qui a consommé des milliards de dinars, n’est pas pour demain. Au  grand  dam des usagers du train et des caisses du Trésor public, obligés une fois de plus de supporter les interminables et coûteux avenants. Les engagements des responsables de l’Aniref ayant pourtant promis de livrer le projet dans les meilleurs délais, c’est-à-dire fin 2015, puis 2016, tombent une fois de plus à l’eau.

Surfacturation chez l’ADE

Comme un malheur n’arrive jamais seul, de nombreux foyers de la ville de Sétif qui n’ont pas vu une goutte d’eau couler depuis plusieurs mois, reçoivent, à leur grand étonnement, des factures pour des consommations fictives. Pour l’illustration, le montant de la facture du mois de septembre 2017 d’un résidant de la cité des 72 Logements de Aïn Tebinet,  où les robinets sont à sec depuis des lustres, est de 37 080 DA.

N’ayant pas consommé les 3 mètres cubes mentionnés dans la «redevance» (ancien indice 520 - nouvel indice 523) l’infortuné client paye, à l’instar des autres habitants de la cité, la consommation virtuelle, sans dire un mot. Pour boucler la boucle, l’opérateur public enfonce carrément le clou.

Pour une consommation «nulle» (ancien indice 523 - nouvel indice 523), le client est, à travers la facture du 18 décembre 2017, «prié» de s’acquitter de 332 DA. «Le montant qui représente sans doute les frais du papier et du personnel ne me dérange pas. Je ne peux par contre passer sous silence le procédé de l’ADE, qui trouve le moyen de facturer un service imaginaire.

Au  lieu d’améliorer la distribution de l’eau qui se fait désirer encore et toujours, les responsables de l’ADE nous gratifient de factures erronées. On paye des services rendus et non le contraire. Les gestionnaires de l’ADE connaissent pourtant cette règle», dira un habitant de la cité.

Kamel Beniaiche
 
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