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Etude sud-coréenne sur la gestion des déchets

La réalisation du centre intégré à Hamissi

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le 16.05.18 | 12h00 Réagissez

 
	l L’étude a mis en avant les problèmes enregistrés, tout en présentant une série de propositions pour y remédier.
l L’étude a mis en avant les problèmes...

Le rapport final de l’étude de faisabilité pour la réalisation d’un centre intégré de traitement mécanique des déchets à Hamissi a été présenté lundi à Alger.

Le rapport final, comprenant une analyse de la situation actuelle de gestion des déchets au niveau du centre d’enfouissement technique (CET) à Hamissi, a mis en avant les problèmes enregistrés tout en présentant une série de propositions pour y remédier. A rappeler qu’une étude de faisabilité pour la réalisation d’un centre de traitement intégré (CET de Hamissi) dans la wilaya d’Alger a été lancée dans le cadre de la coopération entre l’Algérie et la Corée du Sud. Cette étude a été conférée à l’Agence nationale des déchets (Algérie) et à l’Institut sud-coréen de l’industrie et de la technologie de l’environnement (Corée du Sud).

Le rapport final a été présenté en présence de la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati, du vice-ministre sud-coréen de l’Environnement, Ahn Byung Ok, du premier secrétaire à l’ambassade de Corée du Sud et du directeur général de l’Institut sud-coréen de l’industrie et de la technologie de l’environnement. Présentant le rapport final, le représentant de l’institut coréen a indiqué que «les problèmes enregistrés au niveau du CET de Hamissi sont dus à l’augmentation du volume des déchets produits dans les zones qu’il couvre, estimés a 1 997 tonnes/ jour en 2016». Selon le même DG sud-coréen, «l’étude a démontré que la moyenne de récupération demeure encore très faible (0,31%), ce qui nécessite, a-t-il relevé, l’amélioration du rendement du tri, tout en changeant la méthode de traitement, sachant que 99% des déchets réceptionnés sont enfouis».

S’agissant des résultats attendus à travers le lancement de ce projet, les experts coréens ont affirmé que la réalisation d’un centre de tri mécanique permettra de réduire le volume des déchets, ce qui contribuera au prolongement de la vie des CET. Aussi, l’étude a démontré que la réduction des enfouissements des déchets contribuera à la limitation des polluants écologiques, notamment ceux qui affectent les eaux souterraines. Dans le volet économique, le rapport a mis en avant la possibilité de valoriser et de vendre les déchets récupérés à travers le tri mécanique, outre la récupération de la chaleur générée par la ‘‘consumation’’ des déchets pour la production de l’électricité.

Outre l’amélioration de l’utilisation des technologies dans ce domaine et la création d’emplois, le rapport final a mis en exergue, également, la possibilité de passer d’un système d’enfouissement à un système écologique pour la gestion des déchets. «Conformément aux dispositions de la Constitution et aux orientations du gouvernement pour la modernisation du services public, la politique de maîtrise et de gestion des déchets, ainsi que son amélioration et la modernisation des déchets, constitue l’une des priorités», a soutenu Mme Zerouati dans une déclaration à la presse, ajoutant que l’objectif de cette étude est de parvenir à «zéro déchet non récupérés à l’avenir proche ainsi que leur valorisation en matière d’énergie renouvelable».

La ministre a indiqué que «son secteur œuvre à la réalisation d’un grand centre de valorisation des déchets dans le Grand Alger (Boumerdès, Blida et Tipasa) à travers la réalisation d’une étude sur le terrain, afin de connaître tous les détails sur l’acheminement des déchets». «Cette étude faisant partie d’une vision stratégique tend à une prise en charge totale des déchets au niveau de la wilaya d’Alger, dont le suivi sera assuré par une commission technique pour définir la prochaine étape de coopération algéro-coréenne», a-t-elle expliqué. La ministre a souligné que «l’exposé présenté montre que la coopération bilatérale ne peut réussir qu’à travers la réalisation de projets gagnant-gagnant». Dans le même sillage, la ministre a indiqué que «les relations entre l’Algérie et la Corée du Sud ont été marquées par un développement notable depuis la visite du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en Corée, en décembre 2003.

Cette visite a été suivie par une autre de la part de l’ex-président de la République de  Corée en Algérie en mars 2006, durant laquelle une déclaration de partenariat stratégique entre les deux pays a été signée». Pour sa part, le vice-ministre de l’Environnement sud-coréen a affirmé que «cette étude pourrait jouer un rôle important dans la future politique de l’Algérie en matière de gestion des déchets», ajoutant que «toutes les observations seront prises en compte pour la concrétisation du projet», réaffirmant «la volonté de son pays à poursuivre la coopération avec l’Algérie dans le domaine de l’environnement».

 

K. S. et Agence
 
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