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Laghouat : Le secteur du travail synonyme d’anarchie

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le 10.03.18 | 12h00 Réagissez

Décidément, les dépassements dans le secteur du travail à la wilaya de Laghouat n’en finissent pas, les chômeurs de la région ne cessent pas à dénoncer la non-application des instructions du gouvernement sur le terrain, notamment ce qui concerne les procédures du recrutement.

Une situation qui a suscité le courroux des chômeurs et des associations activant dans le domaine du travail, alors que les autorités officielles concernées semblent négliger les dépassements.

Non-respect des procédures

Des chômeurs mettent en avant le problème du recrutement sans sélection, ou ce qu’ils qualifient de «recrutement parachuté» utilisé par plusieurs entreprises. «La plupart des entreprises, qu’elles soient nationales ou privées, bafouent les instructions et les lois gouvernementales et ne respectent plus les étapes pour recruter un employé via l’Anem.

Le recrutement dans ces entreprises est devenu un secret et malhonnête», relate un des chômeurs de la région. Selon des chômeurs, des entreprises implantées à Hassi R’mel, comme GTP, GCB, Bayat, Abiner, CSSI, ENTP, GJC, font preuve d’une «grande ingéniosité» pour contourner la loi et imposer leur recrutement parachuté. «Pour légaliser les procédures du recrutement, ces entreprises lancent leurs offres d’emploi au niveau des agences d’emploi de leurs sièges, puis elles font aux travailleurs recrutés des mutations aux chantiers trouvant dans notre région», se désole notre interlocuteur.

Pour sa part, Litime Hachemi, un représentant d’une association activant dans le domaine du travail affirme que ces entreprises utilisent une discrimination systématique et «intentionnelle» à l’encontre des citoyens de la région, et ce, en connivence avec des responsables locaux ! «Nous ne comprenons pas pourquoi ces entreprises refusent de nous recruter alors que nous répondons à toutes les critères d’embauche.

Nous sommes pourtant les enfants de la région et nous constatons que des personnes sont recrutées via des réseaux de connaissances. Il n’y a aucune transparence. Nous ne demandons qu’un droit, celui de travailler. Le droit à l’emploi est garanti par la Constitution algérienne», explique cet activiste.

Ce dernier réclame aux responsables de rendre les instruments du travail comme l’Anem et l’inspection du travail plus efficaces sur le terrain, demandant, en parallèle, l’envoi d’une commission d’enquête ministérielle. «La commission doit enquêter au niveau de certaines entreprises dont les patrons se comportent en empereurs et en hors-la-loi», insiste notre interlocuteur.

T. Badreddine
 
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