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Alexandrine Breton Loÿs. présidente du groupe Argus

«On ne se limitera pas à la cote»

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le 05.12.17 | 12h00 Réagissez


- Largus.dz vient d’être lancé. Qu’est-ce que cela vous fait de lancer cette cote en Algérie, d’autant qu’il est le 11e pays à bénéficier du savoir-faire du groupe Argus ?

Je suis émue et très contente, parce que comme à chaque lancement, c’est pour moi presque comme une aventure. C’est aussi sympathique d’être dans un pays comme l’Algérie, où l’argus signifie quelque chose finalement. Mais, l’Algérie est un pays francophone, qui n’est pas loin de nous et avec lequel nous avons eu beaucoup de relations commerciales pendant de longues années.

La France a exporté depuis longtemps des voitures en Algérie. Je pense que c’est important d’essayer de jouer un rôle dans le futur marché de l’occasion, qui est aujourd’hui naissant en Algérie.

- Quelle idée avez-vous du marché de l’automobile algérien, notamment celui de l’occasion ?

J’ai l’impression aujourd’hui qu’après la restriction du véhicule neuf, il y a beaucoup de demandes sur le marché, où les prix sont extrêmement élevés. Finalement, on est dans une espace d’anachronisme. Comme on ne peut pas acheter de voiture neuve, celle de l’occasion prend une valeur délirante.

Du coup, ce serait bien que les choses reviennent à leur juste valeur pour le neuf et l’occasion pour que les Algériens puissent acheter ce qu’ils souhaitent. Cela à l’air d’être compliqué quand même ! Quand je suis arrivée ici en Algérie, j’ai été frappée par le nombre de voitures qui y circulent, de publicités sur les véhicules, de belles concessions, mais également de l’amour qu’ont les Algériens pour l’automobile. J’ai l’impression que cet amour est freiné.

- Quels sont les critères spécifiques sur lequel vous vous êtes basés pour lancer la cote de l’occasion pour l’Algérie ?

Je sais que nous avons commencé avec un travail de référentiel afin d’identifier toutes les voitures qui sont vendues et qui existent sur le marché algérien. C’est un travail qui a été fait à Paris et pour lequel on a dédié quelqu’un spécifiquement pour se pencher dessus. Ensuite, la cote c’est une droite entre le prix du neuf et la valeur à zéro, celle de la destruction de la voiture.

Et cette courbe est plus au moins pointue, selon un certain nombre de critères (la marque, le kilométrage, les options, le millésime, l’usage en général). Le travail consistait à confronter nos théories avec les acteurs de la distribution automobile en Algérie pour savoir comment dessiner la bonne courbe.

- Est-ce qu’Argus compte introduire à partir de la deuxième année tous les outils afin d’accompagner Largus.dz ?

On n’a pas de limite intellectuelle. On développera tout ce que le marché algérien nous demandera, comme par exemple du logiciel et du continu rédactionnel. On est tout à fait prêts. Je pense que c’est un marché bien plus important, avec des perspectives intéressantes et on ne se limitera pas à la cote.

- Finalement, est-ce que vous êtes en mesure de dire aujourd’hui qu’on a un outil personnalisé à proposer aux professionnels algériens ?

Absolument. C’est un outil personnalisé et personnalisable. C’est un outil qui n’a aucune limite et dans lequel toutes les marques sont représentées.

- Vous comptez rester longtemps ?

Oui, on est là pour une longue période, j’espère qu’il y aura beaucoup de succès. C’est un investissement durable.

- Un dernier mot ?

J’espère que c’est le début d’une grande aventure.

Rabah Beldjenna
 
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