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Prévisions du Fonds monétaire international

«L’Algérie se rapprochera de l’équilibre budgétaire en 2019»

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le 12.10.17 | 12h00 Réagissez

Les revenus de l’Algérie devraient représenter 32,3% du Pib en 2017, contre 29% en 2016, une hausse qui pourrait être attribuée à l’amélioration des cours de pétrole cette année.

Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe un équilibre budgétaire progressif en Algérie dès 2019, prévoyant dans le cadre de son rapport «Moniteur des finances publiques», publié hier, une baisse du déficit du solde budgétaire global à -0,5% en 2019 et à 0,1% en 2020. Après le creusement enregistré en 2015 à -15,3%, le déficit du solde budgétaire global de l’Algérie devrait s’établir à -3,2% du Pib en 2017 et -1,1% en 2018, avant de poursuivre sa baisse pour représenter -0,5% du Pib en 2019 et 0,1% en 2020, selon les prévisions chiffrées du FMI, qui publie, à la veille de ses assemblées annuelles, un rapport sur la conduite des politiques budgétaires dans le monde.

Pour ce qui est de l’Algérie, le FMI souligne que les légers excédents qui seront enregistrés à partir de 2020 (0,2% en 2021 et 0,3% en 2022) devraient permettre au pays d’atteindre la phase de l’équilibre budgétaire. Par ailleurs, les revenus de l’Algérie devraient représenter 32,3% du Pib en 2017, contre 29% en 2016, une hausse qui pourrait être attribuée à l’amélioration des cours du pétrole cette année. Le FMI ne fournit pas, selon un compte rendu de l’APS, de précisions sur cette progression.

Globalement, les revenus de l’Algérie devraient se maintenir entre 28 et 30% du Pib pour les cinq prochaines années, mais resteront loin de leur niveau d’avant la chute des cours de pétrole. L’institution de Bretton Woods prévoit un niveau de dépenses équivalent à 35,5% du Pib en 2017 contre 42,4% en 2016. La tendance baissière des dépenses se maintiendra jusqu’à 2022 à 28,2% du Pib. Selon les mêmes projections, la dette publique s’établirait à 17,7% du Pib en 2017 contre 20,6% en 2016.

Plus globalement, le FMI relève dans son rapport que le creusement des inégalités et la croissance économique timide dans de nombreux pays ont polarisé l’attention sur les politiques visant à stimuler une croissance inclusive. Pour l’institution monétaire internationale, «si certaines inégalités sont inéluctables dans un système économique fondé sur le jeu du marché, des inégalités trop fortes peuvent fragiliser la cohésion sociale, créer des clivages politiques et, à terme, freiner la croissance économique».

Il est à savoir que la nouvelle édition du «Moniteur des finances publiques» examine la manière dont les politiques budgétaires peuvent contribuer à atteindre les objectifs de redistribution. Il s’intéresse à trois questions importantes : les taux d’imposition dans le haut de l’échelle des revenus, l’instauration d’un revenu de base universel et le rôle des dépenses publiques dans l’éducation et la santé.

Le FMI recommande aux pays membres d’entreprendre des mesures pour assurer «une redistribution budgétaire plus efficiente», estimant que les écarts d’inégalités entre les groupes économiques sont en grande partie imputables aux différences de politiques budgétaires de redistribution. Le FMI souligne en outre que dans les pays en développement, la redistribution budgétaire est nettement plus limitée, ce qui s’explique par une fiscalité et des dépenses moins élevées et moins progressives et par un recours plus important aux impôts indirects régressifs.

 

Zhor Hadjam
 
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