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La maladie du marteau

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le 03.05.18 | 12h00 Réagissez


Pris d’une crise d’angoisse en pensant à l’avenir de ses enfants, un homme est allé à l’hôpital et n’a trouvé personne, tout le monde était en grève, à part un agent de sécurité qui lui a expliqué qu’il n’était pas en sécurité. N’ayant pas les moyens de se soigner à l’étranger, il s’est donc dirigé vers un cabinet de roqia, moins cher qu’un cabinet de psychanalyse.

Résultat, il a payé le raqi avec un plateau d’œufs frais, mais n’a pas pour autant été guéri, même s’il a été rassuré de réaliser que si les œufs sont les enfants des poules, ses enfants à lui ne finiront peut-être pas sur un plateau. En bref, oui, les patients sincères et Algérien(ne)s solidaires se posent la question sur la poursuite de la grève des médecins résidents, mais en dehors de leurs revendications, fondées ou pas, ceux-ci refusent en fait de reprendre le travail surtout pour une autre raison.

Ayant lu la Constitution de 2016 dont vient de se glorifier le Président, les médecins ont découvert cet amendement sur la liberté de manifestation. Sauf que la police ne l’a pas lu, et les médecins se sont fait violemment tabasser lors de leur dernière sortie à Alger, où l’on a pu voir dans des vidéos des résidents aux côtes cassées et des résidentes tirées par les cheveux et leurs voiles arrachés.

C’est à ce moment que le Camra, le Comité des médecins résidents, a décidé de continuer sa grève et de ne plus assurer les gardes dans les hôpitaux. La violence du régime est responsable de la désertion des hôpitaux et coupable de la non-prise en charge des malades. En cause donc, cette maladie mentale qui consiste à frapper avant de parler, par un régime-marteau qui prend chaque problème pour un clou qu’il faut enfoncer dans le mur.

Ce qui est bien dommage, car finalement, il y a toujours des solutions. Ne pas faire d’enfants pour éviter de s’angoisser pour eux ou dissoudre les élèves pour régler les problèmes dans l’éducation. Ou encore tuer tous les malades à la naissance pour régler la crise dans les hôpitaux.

Chawki Amari
 
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