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Massacres du 17 octobre 1961 : «Responsable et coupable, l’Etat français doit réparation», estime Olivier Le Cour Grandmaison

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le 13.10.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’historien Olivier Le Cour Grandmaison
L’historien Olivier Le Cour Grandmaison

Le politologue Olivier Le Cour Grandmaison a indiqué hier que les massacres du 17 octobre 1961 de civils algériens à Paris «sont aujourd’hui connus et doivent être maintenant reconnus par l’Etat français, responsable et coupable».

«Ces massacres sont aujourd’hui connus, ils doivent être maintenant reconnus par les plus hautes autorités de ce pays. Responsable et coupable, l’Etat doit en effet réparation à celles et ceux qui ont été assassinés, et à leurs descendants», a souligné le maître de conférences en sciences politiques dans une tribune à l’occasion du 56e anniversaire de ce véritable massacre, «le plus important de l’après-guerre».

«Cela passe, entre autres, par la reconnaissance qu’un crime d’Etat a bien été perpétré en ces journées d’octobre 1961», a ajouté le co-auteur de l’ouvrage collectif, Le 17 octobre 1961 : Un crime d’Etat à Paris (La Dispute, 2001). Ce spécialiste de l’histoire coloniale française a rappelé que ce jour-là, des manifestants ont été tués par balles, d’autres froidement assassinés dans la cour même de la préfecture de police de Paris, certains jetés vivants dans la Seine ou encore frappés à mort après leur arrestation et leur transfert au palais des Sports, au parc des Expositions et au stade Coubertin devenus, pour l’occasion, autant de lieux de détention.

«Là, dans des conditions effroyables, des milliers de ‘‘FMA’’ (Français   musulmans d’Algérie) furent parqués, battus et longtemps laissés sans nourriture et sans soins au milieu des excréments qui s’accumulaient. Quoi qu’ils fassent, les policiers savaient être couverts par le préfet qui, peu de temps auparavant, leur avait tenu ce langage : ‘‘Pour un coup reçu, nous en porterons dix’’», a-t-il encore rappelé, relevant que de telles méthodes «ne sont pas inédites».

Pour lui, «elles relèvent d’une terreur d’Etat appliquée depuis longtemps en Algérie, réactivée à la suite du déclenchement de la guerre le 1er Novembre 1954, puis importée en métropole où la torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et les exécutions sommaires ont été courantes.»


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