A la une Actualité
 

Education nationale : Nouria Benghabrit relance le projet de refonte du bac

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 17.04.18 | 12h00 Réagissez

La ministre de l’Education nationale  a annoncé, dimanche, lors d’une visite de travail dans la wilaya de Tissemsilt , que son département présentera de nouveau un projet sur la révision de l’organisation des examens.

C’est à partir de la wilaya de Tissemsilt que la ministre de l’Education nationale a informé de la relance du projet de refonte du baccalauréat, ajournée à maintes reprises en l’absence d’un consensus autour des propositions de la commission installée en 2015 à cet effet. Nouria Benghabrit a annoncé, dimanche, lors d’une visite de travail dans la wilaya de Tissemsilt,  que son département présentera de nouveau un projet sur la révision de l’organisation des examens.

Il s’agit donc de la relance du travail entamé dans le cadre d’une commission mixte regroupant  en plus des experts en éducation des représentants de syndicats et de parents d’élèves et dont les propositions visaient à réduire la durée de l’examen, le nombre des épreuves ainsi que la forme des sujets.

La ministre a indiqué que «ce projet sera élaboré avec le partenaire social en vue de revoir l’organisation des examens avec l’objectif de réduire leur durée». Dans ce contexte, elle a insisté sur la nécessité de prendre en considération l’évaluation permanente de l’élève qui se fera de la première année jusqu’à la 3e année secondaire. Ce projet est en cours de débat, a-t-elle ajouté.

Il convient de rappeler que le projet de la réforme du baccalauréat, dont la nouvelle version devait entrer en vigueur depuis la session de 2016, a été reportée, en raison de la campagne virulente que le département a subie à l’annonce des propositions des membres de ladite commission. Si cette commission est parvenue à un consensus autour de la nécessité de réduire la durée de l’examen et la prise en compte des efforts des élèves durant l’année scolaire, comme moyen de lutter contre l’absentéisme, elle  n’a pas réussi à dépolitiser ce projet.

Rappelons-nous la campagne virulente qu’a subie le ministère de l’Education nationale durant l’été 2015, à l’annonce des propositions de la commission relatives à l’organisation du baccalauréat en deux sessions distinctes, et à la réduction du nombre des matières concernées par l’examen.

Les recommandations des experts qui se sont prononcés lors des conférences sur l’évaluation de la réforme de l’éducation préconisent la suppression des matières secondaires de la liste des épreuves ou la réduction de leurs coefficients, notamment pour les filières scientifiques pour lesquelles les matières littéraires comptent des coefficients élevés.

Des enseignants universitaires ont d’ailleurs qualifié le baccalauréat de «généraliste», puisque les coefficients des matières littéraires sont plus élevés que ceux des matières de spécialité. Ce dysfonctionnement nécessite la suppression de plusieurs matières secondaires ou la réduction de leurs coefficients.

La commission de la refonte du baccalauréat a donc préconisé la réduction des coefficients de sciences islamiques, de l'histoire et géographie pour les filières scientifiques, ce qui a engendré une levée de boucliers des partis islamistes confortés par une campagne sans merci des députés conservateurs et leurs relais dans les médias, ayant contraint le ministère à abandonner le projet qui devait être en vigueur dès la session du baccalauréat 2016 et qui a été finalement réduit au réaménagement des horaires et la réduction d’une journée de la durée du baccalauréat depuis la session de 2017, sans aucun impact sur le nombre des matières ni leurs coefficients.
 

Fatima Arab
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie